08/08/09

Dans 2. Retour rapide sur le festival.

Déjà, le festival est à ses derniers concerts. Bon dieu que dix jours, ça passe vite!
Des déceptions, j'en ai eu, mais j'ai d'avantage, heureusement, eu plus de plaisirs.

Bien déçue des concerts annulés de Rokia Traoré, Florian Mona, Mara Tremblay... Surtout Mona dont la compagnie de disques, Naïve, a refusé de débourser les sous pour son ticket d'avion. Par contre, aussi à la dernière minute (même pas deux jours à l'avance), ça sonne un peu faux. Dommage, puisqu'il représentait réellement une fraîche découverte et j'étais bien curieuse de voir ce que ses ritournelles donnaient sur scène.


Reste qu'à part les innombrables concerts, surtout gratuits, auxquels j'ai assisté, mon véritable plaisir fut les entretiens que j'ai eu la chance de réaliser. Quelques-uns, question de conflit d'horaire, n'ont pas pu être réalisés, comme ceux d'Oxmo Puccino, Davy Sicard et Emily Loizeau. Au-delà de cela, mes rencontres avec Ludo Pin, Albin de la Simone, Zaza Fournier, Arthur H et La Grande Sophie, furent de très jolis moments.


La porte était constamment ouverte pour davantage d'interviews, mais faute de temps et d'énergie, j'ai conservé mon attention pour seulement quelques rencontres. Il m'aurait fallu laisser tomber le sommeil, le boulot régulier, pour arriver à tout faire. Reste que la salle de presse des FrancoFolies était devenu, le temps d'une semaine, ma seconde maison. Une belle maison, avec vue sur le quartier des spectacles... J'y retourne y faire mon nid, sans faute, l'année prochaine.

07/08/09

Y'était temps.

On les rencontre, on ne les trouve pas trop sûrs d'eux. On trouve ça sympathique. Parce qu'au-delà de la gêne, y a le talent. En concert, ils se transforment, deviennent presque fous, se dandinent comme s'ils étaient piqués par des guêpes. C'est souvent comme ça. Ils doivent lacher leur fou. Et Ludo Pin, en est un exemple.

Ce lundi, j'ai eu le plaisir de le recevoir en studio. Il était temps, puisque je l'attendais depuis longtemps. Une belle rencontre, comme je les aime. L'artiste arrive plus tôt que prévu, on a ainsi le temps de se raconter, d'être un peu moins sérieux qu'en ondes.

Déjà, avant de passer aux FrancoFolies, Ludo avait bénéficié du support du Réseau La Pieuvre de Québec pour enfiler quelques dates ici et là, entre autres, à Shawinigan. Sympathique. Mais reste que son passage à Montréal était le premier, avec ses dates en régions, en terres Nord-Américaines. Certes, il avait voyagé en Amérique du Sud avec son sac-à-dos, mais jamais il n'avait mis les pieds chez nous. Son premier concert aux Francos, c'était celui sur la scène Desjardins sur l'heure du souper, le 06 août.


Ludo Pin est un bidouilleur. En quelque sorte. En concert ici à Montréal, il n'était accompagné que de son laptop, ses pédales et ses guitares. Et il est un de ceux qui se transforment sur scène. Se déhanchait. Dansait. Demandant constamment le support des spectateurs pour les chœurs, entres autres. Il en allait même à mordre les cordes de sa guitare. Et il semble, avec ses quelques 40 minutes de concert, avoir conquis les spectateurs présents. Du moins moi et la bande de l'écurie Audiogram, l'étiquette chez laquelle Ludo est signé.


Ma rencontre avec lui, la voilà:


04/08/09

Poussière d'étoiles

Poussière d'étoiles, ça s'appelait cet hommage. Et des étoiles, de la magie, il en manquait. Les interprétations des succès des Colocs étaient correctes, sans plus. Le concert ressemblait plus à une soirée de la St-Jean. Bien sûr, la formule était tout indiquée. Une soirée de la St-Jean, certes, mais sans le côté festif. Bref, l'hommage était ennuyant. Dommage pour un si grand festival, devant un si grand public, pour le si grand parolier qu'était Dédé Fortin. L'intention de livrer aux Colocs un hommage brillant était senti, mais pas réussi.

03/08/09

Gréco.

C'est véritablement bouleversée que je reviens du concert de Juliette Gréco. La grande Juliette du haut de ses plus de 60 années de carrière en chanson, impressionne. Une scène dépouillée, un accordéoniste, un pianiste et Juliette, habillée de noir comme d'habitude, belle, émouvante. De simples arrangements pour laisser place aux mots. Des gestes, jamais trop théâtraux, pour supporter les mots, pour amplifier l'émotion. Gréco chante les mots des autres. Gainsbourg, Brel (surtout), Olivia Ruiz, Abd Al Malik.
On ne souhaite que jamais ça ne se termine. On savoure et après une heure trente de chansons, on a le coeur gros.


01/08/09

La langue fourchue.

Difficile de bien diriger ma pensée, lorsque je parle du débat des langues. Surtout que j'ai une forte tendance à constamment soulever des questions à cet égard. Et rien de mieux que cette édition-ci des FrancoFolies de Montréal pour entamer le questionnement.
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C'était il y a un an. Laurent Saulnier s'adressait au magazine Longueur d'Ondes sur la question de l'exclusivité de la langue française lors des FrancoFolies. À Montréal, disait-il, il est primordial de conserver la langue française ou la langue maternelle en ce qui concerne les musiques du monde, pendant les Francos. Plus qu'un désir de la direction du festival, ce sont les spectateurs qui l'exigent! De débat, il n'y en a jamais eu! Peut-être bien, mais aujourd'hui dans le cadre de l'édition actuelle, le débat est lancé. Maintenant que les artistes de souche francophone sont plus crédibles et à l'aise avec la langue anglaise, on lui ouvre la porte. Et même à Montréal.

Cette année, la 21e édition des FrancoFolies de Montréal, à peine essoufflée à sa moitié, a présenté Nouvelle Vague et Spleen, qui tous deux, se sont engagés à majorité dans des chansons en anglais. Pourtant, on rapportait dans les médias avant le spectacle dans le cas de Nouvelle-Vague que la bande allait en général, abandonner la langue de Shakespeare, le temps d'un concert. Ce ne sont que deux exemples et même s'il n'y en avait que deux seuls durant le festival entier, reste qu'on ne semble pas avoir eu la couenne dure cette année. Parce chanter en anglais, ça peut se faire dans n'importe quel type de festival musical à travers la planète. Et justement, de conserver l'usage quasi exclusif de la langue française dans l'édition montréalaise du festival, ne serait-il pas un moyen de se distinguer des deux autres festivals européens? Plus encore, de tous les autres festivals musicaux?

Le journal Le Devoir rapportait, en septembre 2008, une idée. semblable . L'an dernier, l'édition des FrancoFolies à La Rochelle présentait pas moins d'une vingtaine d'artistes qui avaient fait de l'anglais leur langue d'expression. Le débat était alors de déterminer si le point commun des artistes du festival était la langue française ou bien l'identité francophone.

C'est ça. S'agit-il, à présent, de refléter la situation de l'expression en musique, peu importe sa langue, du moment qu'elle soit produite dans un milieu francophone? Les FrancoFolies ne perdent-elles pas alors leur sens?

Et tout ça, en fait, serait-ce seulement une question de jouer sur les mots? Parce que les termes expression francophone peuvent aisément signifier deux choses à la fois.

31/07/09

Mort au polaroïd. Vive Zaza Fournier.

Mort au polaroïd

Mon appareil polaroïd a décidé de ne plus prendre de clichés. Au moment où je m'apprêtais à prendre ma première photographie, celle de Zaza Fournier, il a décidé de rendre l'âme et tout ça, après avoir fait des pieds et des mains pour dénicher des cartouches de polaroïd 600, qui se font de plus en plus rares et qui coûtent presque la peau des fesses. Donc, tout pour dire que mon projet de prendre des polaroïds de tous les artistes interviewés dans le cadre des FrancoFolies, est à l'eau. Dommage.


Vive Zaza Fournier

Peine à croire qu'elle n'a que 24 ans cette Zaza Fournier... L'entretien en sa compagnie s'en vient. Il sera diffusé en ligne ce lundi 03 août, 18 heures. Juste avant, je recevrai en studio, l'instant d'un entretien et d'une performance, Ludo Pin.

Je vais revenir sur Zaza Fournier dans un prochain post, d'ici-là, j'vous annonce que mes prochains entretiens seront: Saule, Albin de la Simone, La Grande Sophie, Arthur H, Davy Sicard, Emily Loizeau et +

30/07/09

Déjà.

J'ai manqué Aznavour ce printemps, et là je me suis dit que je n'allais pas me refaire le coup de manquer encore une fois, une grande figure de la chanson française.

Dans le cadre des Francos, j'n'y vais pas avec le dos de la cuillère. J'y vais avec une grande dame. Une dame, pour moi, plus grande que nature. Une grande dame en noir. Juliette Gréco.

J'ai si hâte. J'en ai des frissons.
Ce dimanche, au Théâtre Maisonneuve, on sera 1500 spectateurs, la bouche ouverte. Impressionnés.
J'vois pas autrement.

C'est parce que pour comprendre la chanson actuelle, à mon avis, il faut avoir entré en contact, plus sérieusement que sur album, avec ceux qui ont fait la chanson française. Gréco est l'une de mes préférées et j'ai beaucoup d'espoir en elle. Du haut de ses plus de 80 ans, c'est ma grand-maman musicale.

Autrement, c'est ce soir que débutent les 21e FrancoFolies de Montréal.

Demain le 31 juillet, je rencontre Zaza Fournier, la colorée chanteuse-accordéoniste. Dès 20h, elle est en concert gratuit. Une jolie découverte à faire.


29/07/09

Dans 1 / Concerts et polaroïds


C'est demain. Le quartier des spectacle, encore en chantier, est prêt à accueillir la francophonie en musique.

Beaucoup trop de concerts à l'agenda, d'entrevues pour une seule personne qui tient trop emplois à la fois, déjà aux prises de beaucoup de manque de sommeil, j'ai tout de même la tête à la fête, prête à me faire raconter des histoires en chanson.

Cette année, mon projet est d'assister à tous les concerts qui captent mon attention, et de croquer un portrait au polaroïd (c'est le moyen instantané que j'ai, puisque mon appareil photo numérique est parti en voyage avec des amis) des artistes que j'aurai en entretien et de peut-être leur faire écrire un petit quelque chose au bas de la photographie. À suivre.

À mon oeil averti en matière de musique francophone, voilà des concerts gratuits auxquels il vaut la peine d'assister du 30 juillet au 1er août.

Urbain Desbois // Plaza Musique // Ivy // Payz Play et aRTIST oF tHE yEAR //
Florian Mona // Zaza Fournier // Roberto Lopez //
Les Fatals Picards // Sammy Decoster // Guillaume Arsenault // Tristan Malavoy // Alexandre Désilets //

Alors, prêt, partez festivaliers !

28/07/09

Dans 2

Je compte les dodos, comme une enfant avant le jour de Noël. J'n'attend pas le Père Noël, mais bien que la 21e édition du grand festival d'expression francophone prenne place au coeur de Montréal.

C'est dans deux dodos.

Et moi, celui que j'ai réellement hâte de voir en concert et de rencontrer: